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Le CNC présent au Parlement européen pour défendre la nécessité d’une protection plus efficace des eaux conchylicoles

Les enjeux de la protection des eaux conchylicoles et de l’accès à l’espace ont été au cœur des discussions du 12 juillet dernier à l’occasion d’un événement co-organisé par le CNC et l’Intergroupe parlementaire européen sur le changement climatique, la biodiversité et le développement durable. Philippe Le Gal s’est rendu sur place pour ouvrir le débat aux côtés de l’eurodéputé Pierre Karleskind, président de la Commission de la pêche au Parlement européen.

Les discussions sont parties d’un constat partagé par l’ensemble des intervenants : l’Union européenne encourage le développement de l’aquaculture mais ne parvient pas à enrayer la dégradation de la qualité des eaux en Europe. Bien que la protection des eaux soit théoriquement garantie par le droit européen, la pratique montre que sa qualité microbiologique se détériore, entraînant un lent déclin de la production de coquillages au cours des trente dernières années.

  • Pour les représentants du secteur, Philippe Le Gal et Bruno Guillaumie, il est nécessaire de faire évoluer la législation européenne dans le sens d’une protection plus effective des eaux conchylicoles notamment par la révision des directives cadre sur l’eau et eaux de baignade. Ils proposent également aux députés européens d’envisager une résolution du Parlement européen suggérant aux Etats membres de considérer les zones de production conchylicole comme des zones marines protégées.
  • Pour les représentants scientifiques, Dr. Aad Smaal et David Basset, l’avenir de la filière se jouera dans le développement de synergies avec d’autres secteurs (éolien, pisciculture, algoculture, etc) permettant d’optimiser l’espace de qualité actuellement réduit dédié à la conchyliculture.
  • Pour l’eurodéputé Pierre Karleskind, il est de la responsabilité des institutions européennes de s’engager vers une simplification des procédures afin d’apporter une réponse plus rapide aux problèmes des conchyliculteurs relatifs à la dégradation de la qualité des eaux.
  • Pour la représentante de la Commission européenne Veronica Manfredi, faire évoluer la réglementation européenne, comme suggéré par les représentants du secteur, reste une question en suspens qui doit être étudiée entre la DG ENV et la DG MARE.

Tous s’accordent à dire que la conchyliculture offre une réponse sur mesure aux défis actuels de l’Union européenne, qu’il s’agisse de garantir l’autonomie stratégique et la sécurité alimentaire de l’UE ou de permettre le développement d’une aquaculture durable et régénératrice pour les écosystèmes marins de l’UE.

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